Historique

La création de la municipalité régionale de comté de L'Assomption

L’existence des municipalités régionales de comté (MRC) a pour origine, au début des années 1980, l’adoption de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme (L.R.Q. chapitre A-19.1) par le gouvernement du Québec. Dès ce moment, toutes les municipalités doivent se regrouper au sein d’une MRC sur la base de la notion du « sentiment d’appartenance » afin de débattre des dossiers régionaux.

Depuis 1855, les municipalités étaient soit autonomes, lorsqu’elles avaient le statut officiel de ville, soit rattachées à la corporation municipale régionale. Il s’ensuivait un développement à deux vitesses, trop souvent en vase clos. La nouvelle formule d’organisation remanie le territoire, non plus selon les subdivisions historiques, bien qu’elle en tienne compte, mais plutôt selon les affinités que partageaient les municipalités urbaines et rurales entre elles. La réforme introduite par la LAU  (Loi sur l’aménagement et l’urbanisme) oblige donc toutes les municipalités à intégrer la nouvelle entité. Ainsi, lors de sa création le premier janvier 1983, la MRC de L’Assomption comptait neuf municipalités, dont cinq avaient le statut de ville (Charlemagne, Le Gardeur, Repentigny, L’Assomption et L’Épiphanie) et quatre, celui de paroisse (Paroisse de L’Assomption, Paroisse de L’Épiphanie, Saint-Gérard-Majella et Saint-Sulpice).

Depuis sa fondation, si les limites du territoire sont demeurées inchangées, les fusions municipales ont toutefois modifié l’organisation de certaines municipalités, dont Repentigny et L’Assomption. Actuellement, avec près de  120 000 habitants, comparativement à 65 000 lors de sa création,  la MRC de L’Assomption compte parmi ses municipalités constituantes, Charlemagne, L’Assomption, L’Épiphanie (Ville), L’Épiphanie (Paroisse), Saint-Sulpice et Repentigny.

C’est le 1er janvier 1983 que la MRC de L’Assomption a reçu ses lettres patentes. Elle est définie comme une table de concertation rassemblant les maires de ses municipalités membres. Ce regroupement facilite la mise en commun des services et la gestion des décisions régionales qui influent sur plusieurs municipalités.

Sans amoindrir l’autorité de la municipalité sur son territoire, certaines questions de compétence locale commandent la concertation entre des municipalités dont les territoires sont voisins ; elles exigent une planification, une coordination et un partage du financement à l’échelle régionale ou métropolitaine.

Les compétences de la MRC concernent l’aménagement, la gestion du transport collectif, la protection de l’environnement, la gestion des matières résiduelles, la gestion des cours d’eau et des boisés, la culture et le patrimoine ainsi que la sécurité incendie.

Pour en savoir plus, consultez : Municipalité régionale de comté de L’Assomption - Une terre, de l’eau et du cœur 

UNE MRC D'AMÉNAGEMENT...

L'importance des cours d'eaufleche haut

L'importance des cours d'eau

L’histoire de nos villes et paroisses est intimement liée à notre réseau hydrographique. Composé principalement du fleuve Saint-Laurent et des rivières L’Assomption, de l’Achigan et Saint-Esprit, ce réseau constitue la première route de la colonisation et le moteur initial de notre économie. Chacune de nos municipalités est traversée par l’un des différents cours d’eau qui jalonnent le territoire de la MRC.

Le découpage des terres agricoles, issu du régime seigneurial français et des subdivisions successives en concessions, illustre éloquemment l’importance et l’influence du tracé des cours d’eau en matière d’organisation territoriale.

À Saint-Sulpice, la lanière villageoise qui s’étire le long de la rive nord du fleuve Saint-Laurent conserve toujours son caractère historique. À l’origine de sa fondation, ce cours d’eau a conditionné le développement puis l’implantation des bâtiments selon un tracé sinueux. Fidèle à l’occupation de départ, ce mode d’implantation est toujours visible dans cette paroisse, notamment sur le chemin du Bord-de-l’Eau. Du côté de L’Assomption, le rétrécissement marqué du secteur du méandre a vite confirmé le rôle de cette ville comme lieu d’échanges et de production au XVIIIe siècle au cœur de la seigneurie des Sulpiciens. À L’Épiphanie (Ville et Paroisse) nous retrouvons encore quelques vestiges des anciens moulins à eau le long des rivières de l’Achigan et Saint-Esprit, témoins de l’influence des cours d’eau dans l’établissement et l’organisation subséquente de nos villes et paroisses.

Le développement industriel des XVIIIe et XIXe sièclesfleche haut

Le développement industriel des XVIIIe et XIXe siècles

Si les anciens noyaux villageois de Repentigny et de Saint-Sulpice ont conservé leur forme linéaire adaptée aux tracés des cours d’eau jusqu’en 1945, ceux de Charlemagne, L’Épiphanie et L’Assomption ont connu une importante expansion dès le XVIIIe siècle. À L’Assomption, la création d’un centre institutionnel et marchand à vocation régionale a stimulé le développement de ce hameau dès le début du XVIIIe siècle. Sous l’impulsion du développement industriel, les noyaux villageois de Charlemagne et de L’Épiphanie prendront également de l’importance sur l’échiquier régional avec leur expansion aux XVIIIe et XIXe siècles.

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L'après Seconde Guerre mondiale

La colonisation et l’industrialisation de notre territoire, à l’instar de l’ensemble du Québec, correspondent à une ère de croissance et de transformation fondamentales pour nos collectivités. Toutefois, le contexte d’expansion économique et démographique de l’après-guerre (1950-1970) induira d’importants changements sur l’organisation et la forme urbaine de nos municipalités. Au cours de cette période, l’accélération de l’urbanisation, la modernisation de l’État québécois et les investissements massifs dans la production d’équipements et de services collectifs constituent les principaux vecteurs des changements survenus sur notre territoire et au sein de la société québécoise.

Le visage contemporain de Repentigny est le produit typique d’une ville marquée par une expansion urbaine fulgurante. Disséminés le long du fleuve Saint-Laurent et de la rivière L’Assomption, les noyaux villageois initiaux se sont vu encerclés par un développement pavillonnaire caractéristique des banlieues modernes, peu après la Seconde Guerre mondiale. En effet, si la population repentignoise était de 1 355 habitants en 1951, elle progressa à 40 778 habitants en 1986 (50 008 habitants avec l’ancienne municipalité de Le Gardeur). L’ouverture du pont Le Gardeur en 1939 et la mise en place du tronçon de l’autoroute 40 sur notre territoire en 1967 ont largement contribué à l’essor urbain de ce dernier. À l’opposé, en raison de sa vocation agricole, la paroisse de Saint-Sulpice fut davantage préservée des phases d’industrialisation puis d’urbanisation fulgurantes de la seconde moitié du XXe siècle.

Le visage contemporain de notre MRC est donc le reflet des divers modes d’occupation de notre territoire et de nos caractéristiques géographiques (physique et humaine). L’avènement d’un premier cadre d’aménagement à l’échelle régionale vers la fin des années 1970 s’est donc inscrit dans un contexte territorial déjà empreint d’une forte dynamique issue de la Révolution tranquille.

Évolution des schémas d'aménagementfleche haut

Évolution des schémas d'aménagement

Suite à leur création, les MRC devaient procéder à l’élaboration d’un schéma d’aménagement dans les sept ans suivant leur mise en place. Le premier rôle du schéma était de définir les principales balises de l’aménagement et d’identifier les éléments de contraintes, d’intérêt ainsi que les grands équipements et infrastructures du territoire d’une MRC.

Dès 1988, la MRC de L’Assomption disposait d’un premier schéma d’aménagement en vigueur. Grâce à ce premier schéma, la MRC de L’Assomption harmonise les grandes affectations du territoire et canalise le développement de ses villes et paroisses au sein de périmètres urbains bien circonscrits. Par le fait même, elle reconnaît et contribue à mettre en valeur la zone agricole de son territoire, décrétée par l’application de la Loi sur la protection du territoire agricole de 1978.

Le début du troisième millénaire sera également marquant pour la MRC de L’Assomption. En effet, la réforme de l’organisation municipale au Québec (2000-2001) signifiera l’intégration, en 2001, de quatre de nos six municipalités au sein d’une nouvelle entité métropolitaine de planification, la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). La Ville de L’Épiphanie et la Paroisse de L’Épiphanie ne font toutefois pas partie de la CMM.

Au mois de mai de la même année (2001), la MRC de L’Assomption confirmera son rôle pivot en matière d’aménagement et de développement de son territoire par l’entrée en vigueur d’un schéma dit de seconde génération. Bonifié par les nouveaux pouvoirs attribués aux MRC depuis leur création, le deuxième schéma intègre de nouveaux contenux en matière de transport, d’environnement, de protection des rives, du littoral et des plaines inondables, de protection des activités agricoles et de gestion de la forêt privée. En exigeant les services d’aqueduc et d’égout au sein de tous ses périmètres d’urbanisation, là où les municipalités concentrent les activités proprement urbaines, la MRC de L’Assomption se démarque en matière de gestion territoriale. Conformément à ces exigences, elle consolide et maximise le développement de ses villes, notamment là où de nouveaux espaces ont été libérés après la révision de la zone agricole au cours des années 1990.

Toujours soucieuse de parfaire l’aménagement et la mise en valeur de son territoire, la MRC de L’Assomption est la première MRC du Québec à mettre en vigueur en janvier 2013 un schéma d’aménagement de troisième génération. En plus d’intégrer un énoncé de vision stratégique en termes d’environnement, de société, d’économie et de culture, ce nouveau schéma priorise avant tout la qualité de vie des citoyens.

Pour en savoir plus sur le schéma d’aménagement présentement en vigueur cliquez ICI.

MRC DE L'ASSOMPTION

300-A, rue Dorval, L’Assomption (Québec)    J5W 3A1    Tél. : 450 589-2288    Téléc. : 450 589-9430