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Les quatre calvaires de la rue Notre-Dame

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Les quatre calvaires de la rue Notre-Dame

Texte d’interprétation

Les calvaires, à l’instar des croix de chemin, représentent la douzième station du chemin de croix, à savoir la crucifixion de Jésus-Christ. Leur caractéristique majeure est de porter une statue du Christ. Ils sont érigés en reconnaissance de faveurs obtenues, pour demander la protection ou pour commémorer un événement. Ils demeurent des symboles de dévotion populaire. Ce qui est particulier dans le secteur de Le Gardeur, c’est que trois calvaires se trouvent sur la même route, sur une distance d’un kilomètre.

Les deux calvaires les plus éloignés sont identiques : le Christ est accroché à la croix par quatre clous avec les pieds côte à côte, il semble regarder vers le ciel, son perizonium (l’étoffe cachant le sexe) est noué avec une ceinture et cache tout juste le sexe laissant voir les cuisses, le suppedanum (socle sous les pieds) est un prisme triangulaire simple. L’image du Christ semble légèrement idéalisée en raison de sa barbe courte et de ses cheveux bouclés.

Le traitement du calvaire situé au centre diffère en plusieurs points : le Christ est dans ce cas suspendu à la croix par trois clous, avec les pieds superposés, sa tête est relâchée et ses yeux fermés, le perizonium est beaucoup plus grand et simplement noué sur le côté sans ceinture, le socle présente une légère volute et finalement le personnage semble plus négligé avec une barbe longue et des cheveux moins soyeux. Il appert évident que ce calvaire est le fruit du travail d’un artiste différent.

Finalement, un quatrième calvaire se trouve sur la rue Notre-Dame, mais plus loin, à Charlemagne. Il porte la signature de Bernardi & Nieri. (Agathe Chiasson-Leblanc et Cindy Morin, 2011)

Biens inclus

  • Calvaire du Petit Village (photo en haut à droite)
  • Calvaire (116, rue Lacombe*, Repentigny, secteurLe Gardeur) (photo en bas à droite)
  • Calvaire (170, rue Lacombe*, Repentigny, secteur Le Gardeur) (photo en bas à gauche)
  • Calvaire (385, rue Notre-Dame, Charlemagne) (photo en haut à gauche)

*La rue Lacombe est le nouveau nom donné à la rue Notre-Dame suite à la fusion de Le Gardeur avec Repentigny.

Informations connues sur le Calvaire du Petit Village

  • À l’angle ouest de la rue du Village et du boulevard Lacombe, Repentigny, secteurLe Gardeur.

Propriétaire

Le calvaire appartient aux paroissiens de Saint-Paul-l’Ermite, la Ville de Repentigny est propriétaire du terrain, et les Chevaliers de Colomb s’en occupent.

  • Aucun statut de protection à ce jour.
  • Inventorié dans le Macro-inventaire.
  • Bois de Colombie, socle en béton, corpus en cuivre ou en bronze.
  • Associé à des rites catholiques.

- Henri Turenne fait ériger le calvaire sur son terrain vers 1930.

- Le calvaire était près du 535, rue Lacombe, à l’intersection de l’actuelle rue J. A. Paré.

- Le calvaire est déplacé à l’endroit actuel en 1988, sur un terrain municipal, en raison de travaux de développement domiciliaire.

- La statue du Christ est identique en tout point avec celui situé au 114, rue lacombe. Il s’agirait d’un moule qui a été réutilisé par l’artiste.

- Selon la plaque commémorative écrite par les Chevaliers de Colomb (conseil 10171) et la Ville de Repentigny, le 20 septembre 2008 : « Vers 1930, Henri Turenne, cultivateur a érigé ce calvaire à l’entrée de sa terre qui était située à l’est du village. Un an auparavant, il y avait eu, à ce même endroit, un accident routier qui avait causé la mort de quatre Montréalais en plus d’infliger de nombreuses blessures à plusieurs autres individus. En 1988, après avoir été déplacé, le calvaire a été donné aux paroissiens de Saint-Paul-l’Ermite et remis sur son socle grâce à l’engagement des citoyens. Maintenant, ce sont les Chevaliers de Colomb qui s’en occupent, alors que la ville de Repentigny se charge de lui fournir un terrain. Ce calvaire est aujourd’hui un monument important du patrimoine de notre village. Il rappelle les croix de chemin qu’on retrouvait aux abords des rangs et des routes de la campagne québécoise. ».

- Selon Suzanne Gervais, auteure d’un article, le calvaire a été érigé par M. Turenne « en reconnaissance de bienfaits accordés à sa famille et la paroisse ». Selon Mme Gervais qui cite sœur Jeanne d’Arc Turenne, l’accident s’est produit près de la maison, dans une coulée et les accidentés ont trouvé refuge chez les Turenne. Seule 1 dame serait décédée.

- Selon certaines études, la tête relevée, les yeux ouverts, les mains bien ouvertes, le corps transpercé par quatre clous et le perizonium attaché par une corde sont des éléments de représentation plus rares. Il pourrait s’agir d’un moule effectué par l’Union artistique de Vaucouleurs en France (voir Carpentier, Les croix de chemin : au-dela du signe).

Informations connues sur le Calvaire du 116, rue Lacombe 

  • 116, rue Lacombe, Repentigny, secteur Le Gardeur.

Propriétaire

Inconnu.

Aucun statut de protection à ce jour.

  • Inventorié dans le Macro-inventaire.
  • Bois peint.
  • Associé à des rites catholiques.

- La statue du Christ est identique en tout point avec celle du Petit Village. Il s’agirait d’un moule qui a été réutilisé par l’artiste.

Informations connues sur le Calvaire du 170, rue Lacombe

  • 170, rue Lacombe, Repentigny, secteur Le Gardeur.

Propriétaire

Inconnu.

  • Aucun statut de protection à ce jour.
  • Inventorié dans le Macro-inventaire.
  • Bois peint, socle en béton.
  • Associé à des rites catholiques.

- Le traitement différent dans la représentation du Christ permet d’affirmer qu’il a été exécuté par un artiste différent que les deux autres calvaires qui le voisinent.

Informations connues sur le Calvaire du 385, rue Notre-Dame

  • 385, rue Notre-Dame, Charlemagne

Propriétaire

Inconnu.

  • Aucun statut de protection à ce jour.
  • Inventorié dans le Macro-inventaire.
  • Bois peint.
  • Associé à des rites catholiques.

- Il porte la signature de Bernardi et Nieri de Montréal sur le suppedanum (socle sous les pieds du Christ).

- L’iconographie s’apparente au calvaire du 170, rue Notre-Dame : la tête est penchée vers le bas, les mains sont fermées, les pieds sont superposés donc le Christ est accroché par trois clous, le perizonium est noué, les cheveux et la barbe sont négligés.

Localisation des calvaires dans la MRC

Références

Références sur le Calvaire du Petit Village

Chevaliers de Colomb (conseil 10171) et la Ville de Repentigny, « Ce calvaire », plaque commémorative, 20 septembre 2008.

GERVAIS, Suzanne, « Il était une fois… les croix de chemin. Grandir à l’ombre d’une croix ». (article provenant du fonds du Petit Village à Archives Lanaudière).

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