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Le monument à Pauline Landry

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Le monument à Pauline Landry

Texte d’interprétation

Pauline Landry (1930-1951) était une jeune fille très croyante et affligée d’un état de santé défaillant en raison de sa naissance prématurée. Originaire de Saint-Sulpice, elle a habité à divers endroits durant sa courte vie, notamment à L’Épiphanie et à Montréal.

Pauline reçoit une éducation catholique au sein de divers couvents et pensionnats. Élève studieuse et surtout très pieuse, elle doit cependant s’absenter de l’école fréquemment en raison de sa maladie. À l’âge de neuf ans, elle frôle la mort lors d’une opération à l’appendice. Elle affirme que sa foi profonde en la Sainte Vierge l’aide à surmonter les épreuves.

En 1949, Pauline travaille pour le Service marial de Montréal. Zélée à la tâche malgré ses souffrances physiques, elle est, entre autres charges, responsable du financement. L’organisme lui confie le soin d’amasser une somme de 6000$ et promet en échange d’ériger devant l’église de Saint-Sulpice une niche contenant une statue de la Vierge.

La jeune femme meurt en novembre 1951, à l’âge de 21 ans. Le Service marial tient sa promesse et le 15 août 1953, jour de l’Assomption, une foule de 3000 personnes est présente devant l’église de Saint-Sulpice pour assister à la bénédiction d’un monument de la Vierge par le cardinal Léger. Le monument s’inscrit dans une tradition très ancienne et universelle : il s’agit d’un ex-voto, c’est-à-dire qu’il a été érigé en reconnaissance d’une faveur obtenue. La statue en marbre se trouve aujourd’hui à côté de la tombe de Pauline Landry, près de l’église, dans la partie est du cimetière. (Agathe Chiasson-Leblanc et Cindy Morin, 2011)

Biens inclus

·         Monument à Pauline Landry (photos à gauche, en haut au centre et à droite)

·         Tombe de Pauline Landry (2 photos du bas au centre) 

Informations connues sur l’ensemble

  • 1095, rue Notre-Dame, Saint-Sulpice.
  • Le monument et la tombe sont situés l’un à côté de l’autre dans la partie est du cimetière de Saint-Sulpice, près de l’église et du presbytère.

Propriétaires

Fabrique de la paroisse de Saint-Sulpice

Famille de Pauline Landry 

  • Aucun statut de protection à ce jour.
  • Inventorié dans le Macro-inventaire.
  • Marbre de carrare (monument et statue de la Vierge), granit rose (tombe).
  • Le monument est un ex-voto, c’est-à-dire qu’il a été érigé en reconnaissance d’une faveur obtenue.

- Pauline Landry naît prématurément en 1930 à Saint-Sulpice.

- Sa naissance prématurée la rend très fragile. Elle est malade durant toute sa vie et subit de nombreuses opérations douloureuses.

- Elle grandit au sein d’une famille pieuse et ouvrière. Les soucis financiers de ses parents occasionnent de nombreux déménagements; la famille vit entre autres à Montréal et à L’Épiphanie.

- Pauline Landry étudie dans divers couvents et pensionnats catholiques, dont celui des Sœurs de la Providence à Montréal. Très studieuse, elle est aussi profondément dévote; elle voue un culte particulier à la Vierge. Elle effectue des pèlerinages annuels au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap à Cap-de-la-Madeleine. 

- À l’âge de neuf ans, Pauline frôle la mort suite à une opération pour l’appendicite. Elle reçoit l’extrême onction. Elle affirme être protégée par la Vierge.

- À l’âge de 15 ans, Pauline entre à l’École normale de Valleyfield afin de devenir institutrice. Sa santé s’affaiblissant, elle doit abandonner ses études deux ans plus tard.

- En 1949, elle est engagée au Service marial de Montréal, sur la rue Saint-Hubert. Elle y est notamment responsable de l’édition d’une revue et exécute diverses tâches liées au secrétariat et au financement. Malgré ses énormes souffrances physiques, elle accomplit son travail avec zèle.

- Le Service marial lui confie le soin d’amasser une somme de 6000$ pour son financement. L’organisme promet en échange d’ériger « devant l’église de Saint-Sulpice une niche contenant une statue de Notre-Dame-du-Cap » (PRUDHOMME, p.147).

- Pauline Landry meurt en novembre 1951. Elle a 21 ans.

- Son corps est enterré dans le cimetière de Saint-Sulpice, dans une « tombe bleue ». Selon ses désirs, sa pierre tombale modeste porte l’inscription « AVE MARIA » et est placée près de l’église. Le curé de la paroisse qualifie alors Pauline Landry de sainte.

- Le jour de l’Assomption (15 août) en 1953, une foule de 3000 personnes est présente devant l’église de Saint-Sulpice pour assister à la bénédiction de l’ex-voto à Pauline Landry par le cardinal Léger. Au lieu d’une niche de bois, la famille de la défunte a commandé une statue de Marie-Médiatrice en marbre de carrare.

- La statue, qui était à l’origine située devant l’église, se trouve aujourd’hui derrière le lieu de culte, dans le cimetière, à côté de la tombe de Pauline Landry.    

Références

BEAUGRAND-CHAMPAGNE, Raymond. Rencontres spirituelles, émission radio du 16 novembre 1999 ayant notamment pour thème la vie de Pauline Landry. [En ligne] : http://www.dieu-parmi-nous.com/catalogue.laics.htm (page consultée le 1er février 2011)

PRUD’HOMME, Maurice. Les 300 ans de Saint-Sulpice, une fenêtre historique sur le Saint-Laurent, 1706- 2006. La seigneurie de Saint-Sulpice et la seigneurie des îles Bouchard. Montréal, Société de recherche historique Archiv-Histo Inc., 2005, 390 p.

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