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La chapelle de Bonsecours

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La chapelle de Bonsecours

Texte d’interprétation

La chapelle Bonsecours, dédiée à la Vierge Marie, forme un petit ensemble institutionnel avec le cimetière aménagé tout autour. Elle comprend un charnier ainsi qu’une crypte dans son sous-sol.

Une première chapelle mariale est construite dès la fin du XVIIIe siècle à l’angle des rues Saint-Étienne et Saint-Joachim. En 1810, la fabrique de la paroisse décide de relocaliser le cimetière, devenu trop exigu; ce dernier est alors situé à l’emplacement où se trouve aujourd’hui l’ancien couvent de la Congrégation Notre-Dame. Elle achète à cette fin ce lopin de terre à l’angle des rues Sainte-Ursule et Sainte-Anne. La première chapelle est démolie puis reconstruite à l’intérieur même du nouveau cimetière. Le petit bâtiment  sert également de chapelle funéraire; on y célèbre des obsèques ainsi que la messe certains dimanches.

Devenu vétuste, l’édifice est remplacé par la chapelle actuelle en 1858. Cette même année, la nouvelle des apparitions de la Vierge à Bernadette Soubirous, à Lourdes, cause un grand émoi dans le monde catholique. On raconte d’ailleurs que des miracles se seraient produits à la chapelle Bonsecours, qui devint un lieu de pèlerinage durant un certain temps. Les fidèles y déposaient leurs béquilles et d’autres objets en guise d’ex-voto; ceux-ci sont disparus lors des rénovations du bâtiment en 1965.

Aujourd’hui fermé durant l’hiver, le lieu de culte est surtout fréquenté durant le mois de mai, qui est le « mois de Marie ». Durant cette période, le chapelet y est récité du lundi au vendredi. (Agathe Chiasson-Leblanc et Cindy Morin, 2011)

Biens inclus

  • Église dite chapelle de Bonsecours
  • Charnier de la chapelle Bonsecours
  • Cimetière de Bonsecours
  • Crypte de la chapelle Bonsecours

Informations connues sur l’ensemble

  • 299, rue Sainte-Ursule, L’Assomption.

Propriétaire

Fabrique de la paroisse de L’Assomption

  • Aucun statut de protection à ce jour.
  • Chapelle et cimetière inventoriés dans l’Inventaire des lieux de culte du Québec et dans le Macro-inventaire.
  • La chapelle recouverte de brique rouge. Ses fondations sont en pierre des champs et sa toiture en tôle.
  • La chapelle est un lieu de culte catholique. Son cimetière et sa crypte sont des lieux d’inhumation. Son charnier servait à conserver les corps durant l’hiver.
  • Informations historiques

- Durant les années 1780, une première chapelle dédiée à la Vierge est érigée à l’angle des rues Saint-Étienne et Saint-Joachim.

- En 1810, la fabrique décide d’aménager un nouveau cimetière à cause de l’exigüité du cimetière précédent, alors situé à l’emplacement où se trouve aujourd’hui l’ancien couvent de la Congrégation Notre-Dame. Elle achète à cette fin un lopin de terre à l’angle des rues Sainte-Ursule et Sainte-Anne. La petite chapelle est démolie puis reconstruite à l’intérieur même du nouveau cimetière. Il s’agit d’un bâtiment en bois.

- À l’époque, la messe est célébrée dans la chapelle certains dimanches, de même que des funérailles.

- En 1854, le pape Pie IX proclame le dogme de l’Immaculée-Conception. Il s’ensuit une ferveur mariale particulièrement accrue, au Québec ainsi qu’ailleurs dans le monde.

- En 1857, le bâtiment est devenu vétuste. Il est vendu à un cultivateur. Une nouvelle chapelle en brique est construite l’année suivante au même emplacement. Plus vaste que la précédente, elle est aussi surélevée pour permettre l’aménagement d’un charnier au sous-sol. Elle est l’œuvre des entrepreneurs locaux Joseph Pelletier et Louis Tessier.

- Toujours en 1858, alors qu’on procède à la bénédiction de la nouvelle chapelle, la jeune française Bernadette Soubirous (1844-1879) est témoin d’une apparition de la Vierge à Lourdes. En conséquence, le culte marial est intensifié à la chapelle Bonsecours.

- Des miracles se seraient produits dans la chapelle[1], qui devint un lieu de pèlerinage. Les fidèles y déposaient des béquilles et d’autres objets en guise d’ex-voto. Ces objets sont aujourd’hui disparus.

- De nombreux paroissiens, et parfois des familles entières, ont été inhumés dans la crypte.

- La chapelle a été rénovée en 1965.     

- Aujourd’hui fermé durant l’hiver, le lieu de culte est surtout fréquenté durant le mois de mai (mois de Marie). Durant cette période, le chapelet y est récité du lundi au vendredi. Le bâtiment présente un certain état de détérioration à l’intérieur.



[1] Dates inconnues. Les auteurs qui mentionnent ces événements, dont Aimée Faribault, n’indiquent pas clairement s’ils auraient eu lieu dans la chapelle actuelle, dans le lieu de culte précédent ou dans les deux. 

 

Références

FARIBAULT, Aimée. Vieilles maisons vieilles gens. L’Assomption, Société d’histoire de la MRC de L’Assomp­tion, 1992, 316 p.

ROY, Christian. Histoire de L’Assomption. L’Assomption, Comité des fêtes du 250e, 1967, 540 p.

ST-JEAN, Claude. Une foi au pays des méandres : paroisse Assomption-de-la-Sainte-Vierge : 1724-1999, Fabrique de L’Assomption-de-la-Sainte-Vierge, 1999, 55 p.

VILLE DE L’ASSOMPTION. Texte du panneau d’interprétation installé devant la chapelle Bonsecours. http://ville.lassomption.qc.ca/documents/culture/panneau05.pdf (page consultée le 27 janvier 2011)

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